Présentation

juin 4, 2010

Salvatore MAUGERI

Psychologue clinicien

Enfants –  Adolescents –  Adultes

Psychothérapie Psychanalyse

Analyse  des pratiques Formation

Coordonnées Professionnelles :

Adresse : 9, rue de la Liberté – 06 000 NICE

Salvatore Maugeri Plan Cabinet libéral

Salvatore Maugeri Plan Cabinet libéral

Téléphone : Pages Jaunes

Mail : salvatore.maugeri@yahoo.fr


Description

juin 4, 2010

Résumé (depuis 1996) :

En libéral :

Praticien de la Psychanalyse, il réalise des psychothérapies individuelles d’enfants, d’adolescents et d’adultes.

Formateur et Superviseur d’équipes pluridisciplinaires, il effectue des séances d’analyse des pratiques de professionnels et d’étudiants en stage de formation, souhaitant élucider leurs expériences cliniques et approfondir certains concepts théoriques, notamment dans le cadre de l’élaboration de travaux de recherche.

 

Pratique institutionnelle :

Son parcours professionnel d’une quinzaine d’années lui a permis d’exercer dans plusieurs institutions :

- Il s’est d’abord intéressé à la clinique des personnes atteintes par le VIH rencontrées dans le Service des maladies infectieuses à l’Hôpital de l’Archet à Nice, et s’est penché sur la question de la non-observance du traitement dans le cadre d’une étude nationale qui a duré 3 ans.

- C’est au Centre Médico-Psychologique Sainte-Agathe à Nice qu’il a pu co-animer les différents ateliers psychothérapeutiques (Relaxation, Écriture, Contes…) proposés aux patients souffrant de troubles mentaux, et développer particulièrement la pratique du psychodrame analytique : formidable expérience d’un groupe de parole, où les échanges impulsés par les liens transférentiels permettaient aux patients de mettre en scène un souvenir qu’ils venaient d’évoquer, avec les acteurs de leur choix, thérapeutes y compris. Le psychodrame analytique – par le jeu lui même, l’échange des rôles, ou encore par le fait de faire jouer la scène par d’autres – rendait donc possible l’apaisement et la déprise d’avec des vécus angoissants, éprouvants, énigmatiques… souvent liés à des interprétations univoques ou des malentendus. Ce jeu impliquant l’imaginaire et la mobilisation du corps, par le truchement de la parole, entraînait des effets réels, tant du point de vue de la souffrance subjective, que du rapport à l’autre.

- Sa pratique à l’Hôpital Psychiatrique Sainte-Marie à Nice, au Service Sainte-Thérèse, lui a permis de développer une approche psychanalytique des diverses pathologies mentales (Névrose, Psychose, Perversion). Dans une institution comme la psychiatrie le travail clinique consiste notamment en l’éclairage des  coordonnées ayant rendu la souffrance psychique insupportable voire ayant entraîné les crises délirantes, hallucinatoires, les passages à l’acte… pour tenter d’en apaiser leurs manifestations et le vécu douloureux, avant de pouvoir envisager de retrouver une place autre dans le lien social. Quelle que soit la pathologie, l’enjeu est de tenter d’approcher la subjectivité et de trouver des solutions personnalisées au-delà de toute désignation, qui pourrait parfois s’avérer stigmatisante. L’approche psychanalytique des psychoses rend possible l’éclairage des phénomènes énigmatiques et inquiétants d’un sujet,  envahissant tantôt le corps (comme dans la schizophrénie), tantôt localisé chez l’Autre (la paranoïa en est l’exemple paradigmatique), tantôt se logeant dans le nid de l’être (on le voit dans la mélancolie où la certitude peut aller jusqu’à faire consister l’être dans le déchet). Selon que ces phénomènes se jouent dans le rapport au langage, dans le rapport au corps ou bien dans le rapport à la jouissance de l’Autre, l’enjeu consiste donc à tenter de border, limiter leurs innommables avènements, des les apaiser voire de les stabiliser, à travers des solutions ou inventions personnalisées, afin de (re)trouver une inscription, une place dans le lien social. Il a également mis en place des entretiens familiaux durant la durée de l’hospitalisation afin d’inclure les familles dans le soin de leur proche ;

- Au Centre Intersectoriel de Thérapie Familiale (CITF), il a également co-animé des groupes de parents dont un proche souffrait de maladie mentale. Il s’agissait pour les parents de pouvoir exprimer et partager leur souffrance, afin de sortir d’une forme de culpabilisation, de mettre des mots sur l’étrangeté et l’impensable afin d’y trouver des repères, des identifications, des solutions, des aménagements, voire des remises en questions…

- À Antibes puis à Nice, il a travaillé dans un Centre Médico-Psychologique (CMP) Infanto-Juvénile auprès d’enfants et d’adolescents. Qu’il s’agisse de troubles du comportement, d’échec scolaire, ou de pathologie plus graves comme la psychose infantile et l’autisme, l’approche clinique des enfants orientée par la psychanalyse vise à leur offrir un lieu où ils pourraient rencontrer leur propre subjectivité, à travers une expérience de parole ou par d’autres médias tels que le jeux, le dessin… indépendamment de la façon dont ils sont parlés, désirés (ou pas), désignés par l’Autre social, familial… La clinique de l’enfant implique une particularité du travail avec les parents, en ce sens où elle nécessite la création d’un espace-temps confidentiel propice à l’émergence de la singularité de l’enfant, tout en faisant une place à cet indispensable partenaire que sont ses proches. Des consultations parents/enfants (voire de couple) viennent ponctuer le suivi clinique de l’enfant. L’approche psychanalytique de l’enfant rend possible l’utilisation de médias artistiques et culturels (dessin, pâte à modeler, marionnettes, théâtre…) comme supports à la parole et au transfert. Elle  permet  notamment de distinguer si le symptôme de l’enfant révèle la vérité du couple parental, ou bien s’il dévoile la réalisation voire l’incarnation par l’enfant de l’objet du fantasme d’un parent. La clinique des adolescents implique une vigilance particulière quant à la place que l’on confère à ses Autres dans le suivi, puisque nous avons à tenir compte de cette spécificité qu’ils traversent une délicate transition où se jouent pour eux des questions et des choix essentiels de leur existence, parfois à travers des paradoxes, des conduites à risques… adressé justement à l’Autre. Au CMP où il est intervenu, il a animé un Atelier Psychothérapeutique de Contes ;

- Il a travaillé dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) où les rencontres cliniques se faisaient souvent sous le jour de l’angoisse liée à une prise de risque (rapport sexuel non protégé, échange de seringue…). La porte d’emblée ouverte sur l’intime fait de cette clinique un lieu où s’élaborent des questions cruciales de l’être (la mort et le sens de la vie ; quelle orientation sexuelle ? ; comment concilier l’amour et le désir ? …).

- Il a donné des cours de psychologie de l’Enfant et de l’Adolescent à la Ligue de L’Enseignement à Nice auprès de personnes susceptibles d’être bibliothécaires dans les petites écoles. Il s’agit surtout de tenter de transmettre à un public non averti des outils conceptuels complexes avec des mots relativement simples et tenter d’articuler ces éléments théoriques au concret de leur terrain de stage.

- Il exerce dans un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) – anciennement appelé CSST - auprès de personnes développant des  addictions diverses (drogues, alcool, cigarette, jeux, internet…). Il s’agit d’une clinique où certains sujets peuvent parfois se retrouver dans une forme de rupture du lien social, en faisant le choix d’un partenaire silencieux, qui repose en quelque sorte des effets du signifiant. Support de toutes les projections affectives et fantasmatiques, il peut être préféré au partenaire réel avec lequel la relation de parole peut entraîner ratage, malentendu, incompréhension, insatisfaction, manque, frustration, privation… Fidèle et à portée de main, il donne ainsi l’illusion de contrôler ce qui, en fait, échappe, est incertain voire énigmatique, ou encore, relève de la différence et de la surprise. Parfois substitut au partenaire qu’il n’y a pas, il peut endosser la figure de partenaire-symptôme, dans lequel on ne se reconnaît pas mais qui s’avère bien souvent être le compagnon le plus intime et familier. L’addiction a bien entendu d’autres fonctions selon les sujets qui s’y inscrivent : Atténuer l’écart entre le moi et le moi-idéal en balayant ainsi la question des limites et de la faille : à défaut de soutenir ce qu’il est, le sujet peut tenter de voiler cette vérité en s’identifiant à l’idéal de ce qu’il aimerait être ; L’addiction vient souvent tamponner, pacifier ou faire écran à l’angoisse, au mal-être et aux pensées désagréables : on retrouve là l’objet addictif comme partenaire-«bouchon» investi comme remède à l’ennui, permettant au sujet de ne pas se confronter à «l’ab-sens» et au manque mais qui obture donc les voies nécessaires conduisant à son désir ; Il arrive que l’objet de l’addiction permette le rapprochement des partenaires en écartant l’obstacle que peut être pour certains la différence (des sexes), notamment lorsqu’elle implique la dialectique de l’amour, du désir et de la jouissance : Boire, fumer, sniffer, se shooter… entre hommes et femmes, pas de différences ! (au niveau des zones érogènes et pulsionnelles convoquées dans le corps par l’incorporation du produit) ;

 

 

- Il a pratiqué dans une institution (Mas Saint Vincent Antibes) accueillant des femmes en rupture de vie conjugale, ayant quelquefois subi des violences de toutes formes,  et confrontées à des problématiques liées à une double culture. Ainsi la particularité de cette clinique met en évidence la nécessité de tenir compte de la signification particulière des valeurs, principes, croyances inhérents à la culture  d’origine et déterminant certaines représentations de la féminité et rendant parfois difficile la façon d’être épouse, d’être mère, et surtout d’être femme dans la culture d’accueil.

- Il a été consultant au Centre Psychanalytique de Consultation et Traitement (CPCT) d’Antibes. Ce Centre accueille des adolescents et/ou leur entourage (parent, éducateur, enseignant…) avec cette particularité de proposer le traitement de ce qui dans l’actuel pose problème en une durée limitée (4 mois maximum). Sans plonger dans les profondeur de l’âme, ce travail psychanalytique offre des effets thérapeutiques lorsqu’il permet de soulever des significations particulières, d’extraire la détermination de signifiants importants, d’apaiser l’envahissement de phénomènes étranges au cœur même de l’intime…

- Il forme et supervise aussi des étudiants à l’Université de Psychologie de Nice souhaitant s’approprier les concepts en les articulant à la clinique ; Repérer les enjeux transférentiels et contre-transférentiels ; Analyser le statut de l’éprouvé du clinicien et questionner les risques de son utilisation dans l’entretien ; Distinguer l’interprétation relevant du discours du maître, de l’interprétation et l’acte relevant du discours analytique ;  Définir ce qu’est s’orienter de l’éthique du sujet ; Utiliser des médias artistiques et culturels comme support à la parole et au transfert ; Préciser la spécificité du transfert avec les enfants et la place faite aux parents ; Éclairer les particularités du transfert dans le champ de la psychose, de l’autisme… ; Cerner le Réel et la dimension de l’objet dans la pratique ; Identifier et faire avec son propre style ; Construire sa place de psychologue au sein d’une institution ; Travailler son positionnement auprès d’une équipe soignante, éducative… ; Élaborer leur travail de recherche et leur rapport de stage…

- Il a formé pendant quelques années les élèves aide-soignants du Lycée Magnan de Nice et du C.H. d’Antibes, pour les sensibiliser à ce qu’implique la relation au patient, bien au-delà du savoir-faire technique ;

- Il a participé pendant de nombreuses années au jury de sélection des postulants à l’IESTS , au sein de la filière sociale et éducative. Cette expérience des sélections auprès des Assistants de Service Social et des Éducateurs ou bien auprès des candidats à l’École des Infirmiers au CHI Fréjus Saint Raphaël,  tout comme la pratique en tant que  chargé de recrutement au Bureau du Personnel au CHU de Nice, plonge le clinicien dans le recueil des signifiants singuliers qui ont pu jalonner le parcours d’un sujet jusqu’au choix d’un métier bien particulier. Que ce choix soit orienté par le poids de la détermination signifiante, ou bien par la dialectique qui se noue entre le désir du sujet et le désir de l’Autre, ou encore par la prise dans le fantasme dans ce qu’il tisse avec le moi-idéal… c’est ce trajet subjectif qu’il s’agit pour chacun d’entendre  ;

-  Il a animé des groupes de prévention auprès d’adolescents et jeunes adultes souffrant de handicaps et déficiences diverses notamment sur les risques liées à la sexualité non protégée. Ce travail consiste en une tentative de mise en mots, de symbolisation et de représentation du réel pulsionnel, qui parasite le corps, l’envahit et qui pousse souvent à la décharge tensorielle par l’acte. Il implique souvent la distinction entre l’amour et le désir, la tentative de s’approprier son propre corps, la nécessité de restituer chaque partenaire comme sujet (à la fois leur possibilité de dire non à se faire l’objet de l’autre, ainsi que la prise en compte du consentement de l’autre avant de pouvoir jouir de son corps), en dessinant ainsi les contours de ce qui est possible dans le respect de la différence de chacun ;

- Il a co-animé des groupes de réflexion et de prévention auprès de parents et de professeurs soucieux des consommations de stupéfiants de certains adolescents ;

- Il a réalisé certaines séances de supervision auprès de professeurs de collèges voulant réfléchir aux limites et aux impasses de leur fonction, révélant parfois une forme d’impuissance dans leur capacité à se faire entendre, à poser leur autorité… ;

- Il a participé à des groupes de parole auprès d’éleveurs d’ovins ayant perdu une ou plusieurs bêtes du fait de la réimplantation du loup dans le Mercantour. Il s’agit d’une clinique très intéressante qui a permis à certains éleveurs puis des administrateurs de comprendre qu’il ne s’agissait pas seulement de bétail perdu que l’on pouvait substituer soit par d’autres bêtes soit par des subventions réparatrices, mais que ces animaux, élevés depuis leurs premiers jours avaient un nom, des caractéristiques qui les distinguaient… d’où la difficulté à envisager et à accepter la perte voire parfois le deuil impossible.


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